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Alternative au crowdfunding immobilier : Quels investissements alternatifs en %current_year% ?

Le crowdfunding immobilier s’est imposé comme un outil d’investissement tactique au sein de l’immobilier alternatif, souvent utilisé pour dynamiser une allocation patrimoniale à court ou moyen terme.

Son principe est simple : des investisseurs particuliers financent, via des plateformes en ligne, des marchands de biens ou de promotion immobilière en échange d’un rendement prédéfini. Dans un environnement de taux bas, ce modèle a connu un essor rapide et a séduit par sa promesse de performance et de simplicité.

Mais le contexte a changé depuis son arrivée. La remontée des taux, le ralentissement du marché immobilier et la hausse des défauts ont mis en lumière les limites structurelles du crowdfunding immobilier.

Illiquidité totale jusqu’au remboursement, risque de perte en capital, dépendance forte à la qualité des opérateurs et fiscalité peu optimisée obligent aujourd’hui les investisseurs à revoir leur approche.

Dans ce contexte, de plus en plus d’investisseurs s’interrogent sur les alternatives au crowdfunding immobilier en 2026, capables de mieux s’intégrer dans une allocation patrimoniale structurée.

Les points à retenir :

  • Le crowdfunding immobilier reste attractif, mais son profil de risque s’est renforcé dans le contexte actuel.
  • L’illiquidité et la fiscalité constituent des freins majeurs pour certains profils.
  • Des alternatives existent pour diversifier intelligemment son allocation immobilière.

Le cadre réglementaire restré de la plateforme de crowdfunding

Début 2022, le secteur du crowdfunding immobilier a connu un tournant réglementaire majeur. L’ORIAS, organisme de régulation française, a décidé de durcir le cadre encadrant ces plateformes. La mesure a été un choc pour l’industrie : les plateformes devaient justifier leur respect de normes très strictes en matière de gouvernance, de transparence et de gestion des risques.

Parallèlement, le contexte macro-économique s’est détérioré. La hausse des taux d’intérêt a rendu plus difficile le financement des opérations immobilières. Les dévéloppeurs et marchands de biens ont dû faire face à une hausse drastique de leurs coûts d’emprunt, fragilisant de nombreux projets. Des défauts de paiement ont suivi, certains investisseurs ayant attendu bien longtemps avant de récupérer leur capital.

Fin 2022, plusieurs plateformes majeures ont annoncé une réduction drastique de leur activité ou une cessation pure et simple. D’autres ont connu des difficultés de trésorerie significatives. Cette vague de fermetures et de rétractions a gravement entaché la confiance du secteur, incitant les investisseurs à explorer d’autres alternatives.

En somme : Le crowdfunding immobilier a perdu une partie de son lustre. Le contexte de taux élevés, la durcissement réglementaire et les défauts de paiement ont laissé des traces. La  fragilité de bon nombre de développeurs a bien mis en lumière la dépendance du modèle à la  qualité des opérateurs.

Les alternatives au crowdfunding immobilier : une réponse à la quête de diversification

Face à ces défis, de nombreux investisseurs reconsiddérent leurs priorités. Les alternatives au crowdfunding immobilier permettent une diversification accentuée, une meilleure liquidité ou une transparence renforcée.

Voici un aperçu des principales alternatives mises en avant en 2026 :

Les SCPI : la pierre de la « pierre » sans les tracas d’exploitation

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont, depuis décennies, les véhicules préférés des allocations immobilières françaises. Elles incarnent une approche passive de l’immobilier : vous investissez dans un panier d’actifs, gérés par des professionnels, et percévez régulièrement des loyers.

Les SCPI reposent sur :

  • Une gouvernance légéré, car les gérants professionnels assurent la gestion des actifs.
  • Une liquidité supérieure au crowdfunding : vous pouvez revendre vos parts directement, sans attendre la fin d’un projet.
  • Une diversification naturelle : une SCPI investit dans de nombreux actifs, réduisant l’exposition à un risque idiosyncratique.
  • Une fiscalité considérée comme attractive pour certains profils (notamment via l’assurance-vie).
  • Une transparence accrue : résultats trimestriels, audits externes, résultats vérifiés.

Le rendement brut des SCPI se situe généralement entre 2,5 % et 5 % par an, selon le contexte du marché et le portefeuille d’actifs. Elles sont accessibles dès quelques milliers d’euros et peuvent être conservées dans une assurance-vie ou un compte-titres.

Les SCPI s’adressent à des investisseurs en quête de stabilité, de régularité et de sérénité dans leur allocation. Elles constituent une base solide de tout patrimoine immobilier diversifié.

En 2024, plusieurs SCPI affichent des rendements bruts proches de 5 %, ce qui les rend attrayantes dans un contexte où l’immobilier locatif traditionnel peine à générer du rendement.

Les fonds d’investissement immobilier et opérateurs spécialistes

Au-delà des SCPI, il existe d’autres véhicules d’investissement collectif immobilier. Les fonds d’investissement immobilier offrent une approche plus ciblée, par exemple sur l’immobilier logistique, le résidentiel neuf ou la tertiarisation.

Ces fonds permettent une exposition concentrée sur des segments de marché jugs prometteurs par le gérant, avec un potentiel de surperformance mais aussi une volatilité plus marquée.

Parallèlement, les opérateurs immobiliers spécialisés (promoteurs, fonds de private equity immobilier) permettent également de se positionner sur des segments alternatifs, avec une prime de risque plus élevée, mais aussi un potentiel de rendement plus important.

L’immobilier locatif : une alternative à la pierre classique

L’investissement locatif en direct est une voie classique, qui a retrouvé de l’attractivité avec la remontée des taux. Si vous disposez du capital et de la volonté de gérer directement un bien immobilier, c’est une alternative viable.

Cependant, elle présente des cons d’une gestion active : recherche et négociation d’un bien, gestion locative, désintoxication fiscalée, risques liés au locataire, etc. C’est pourquoi bon nombre d’investisseurs préfèrent déléguer à des professionnels.

L’immobilier locatif permet un rendement brut pouvant atteindre 6 % à 8 %, selon la localisation et le segment. Il offre un effet de levier très puissant (possibilité d’emprunter) et des avantages fiscaux intéressants (Pinel, Censi-Bouvard, etc.).

Le private equity immobilier : la pierre pour les investisseurs avertis

Nous consacrerons une section dédiée au private equity immobilier, mais il est important de le mentionner dès maintenant comme une alternative forte au crowdfunding.

Le private equity immobilier consiste à investir dans des fonds spécialisés gérant des projets immobiliers non cotés. Les rendements attendus se situent généralement entre 8 % et 12 % par an, à horizon moyen ou long terme.

C’est une alternative sérieuse au crowdfunding offrant :

  • Une meilleure gouvernance et une expertise de gestion approfondie.
  • Une sélection stricte des projets, réduisant le risque idiosyncratique.
  • Un potentiel de performance plus élevé.
  • Une fiscalité potentiellement plus favorable dans certaines enveloppes (assurance-vie luxembourgeoise, par exemple).

Cependant, les investissements en private equity immobilier exigent un capital de départ minimum, une connaissance approfondie des risques et une volonté d’une allocation long terme.

Tableau comparatif : les alternatives au crowdfunding immobilier

VéhiculeLiquiditéRendementVolatilitéAccèsProfil
SCPITrès bonne2.5-5%FaibleDès 1000€Conservateur
Crowdfunding immobilierNulle6-8%VariableDès 500€Modulé
Immobilier locatif en directLente6-8%Modérée100k+Actif
Fonds immobiliersBonne4-6%ModéréeDossier requisAvertis
Private Equity ImmobilierFaible8-12%FlexibleDividendes / PVDynamique
Dette privéeRégulier3–6 ansModéréIntérêtsRecherche de revenus
Produits structurésConditionnel5–10 ansVariableSelon enveloppeInvestisseur averti
Fonds diversifiésLisséLong termeModéréSelon enveloppePrudence et diversification
Assurance-vie multisupportsVariableLong termeVariableAvantageuseAllocation globale

Cette diversité permet d’adapter finement sa stratégie au contexte de 2026 et à ses contraintes patrimoniales.

Le private equity immobilier : accéder à des projets à haut potentiel hors des circuits traditionnels

Le Private Equity Immobilier consiste à investir dans des projets immobiliers non cotés, via des fonds spécialisés ou des fonds de fonds. Contrairement à la SCPI, l’objectif n’est pas la distribution régulière de loyers, mais la création de valeur à travers des opérations ciblées : développement, restructuration, changement d’usage ou repositionnement d’actifs. Cette approche permet d’accéder à des opportunités absentes des circuits traditionnels de l’immobilier locatif.

La différence avec la SCPI est structurelle. Le Private Equity Immobilier intervient souvent plus tôt dans le cycle de vie des actifs, avec un potentiel de valorisation plus élevé, mais aussi une exposition accrue au risque. Les rendements attendus se situent généralement entre 8 et 12 % par an, avec un horizon d’investissement de 5 à 10 ans, une volatilité plus marquée et un risque de perte en capital assumé.

L’accès se fait via des plateformes spécialisées ou des fonds dédiés. Chez Openstone, ces stratégies sont accessibles dès 30 000 € sous conditions ou 100 000 €, un niveau habituellement réservé à des investisseurs institutionnels à partir de plusieurs millions d’euros. Le Private Equity Immobilier peut être logé dans différentes enveloppes selon les véhicules : assurance-vie, compte-titres ou structures spécifiques. Il s’adresse avant tout à des investisseurs avertis, recherchant diversification et performance sur le long terme.

Les OPCI : une exposition immobilière plus liquide et diversifiée

Les Organismes de Placement Collectif Immobilier reposent sur une structure hybride combinant immobilier physique, actifs financiers et liquidités. Cette composition permet une liquidité plus élevée que celle des SCPI, tout en conservant une exposition à la pierre. En contrepartie, l’OPCI est partiellement corrélé aux marchés financiers, ce qui peut engendrer de la volatilité supplémentaire en périodes de turbulences.

Comment choisir son allocation immobilière en 2026 ?

Le choix entre crowdfunding immobilier et ses alternatives dépend de vos objectifs personnels :

  • Cherchez-vous une stabilité de rendement ? Orientez-vous vers les SCPI ou l’immobilier locatif traditionnel.
  • Souhaitez-vous un potentiel de valorisation importante ? Considérez le private equity immobilier.
  • Avez-vous besoin de liquidité régulière ? Préférez les SCPI ou fonds d’investissement collectif.
  • Désirez-vous conserver une prise directe sur vos actifs ? L’immobilier locatif en direct est votre meilleure option.

En tout état de cause, nous recommandons une approche diversifiée : cumuler plusieurs véhicules pour améliorer votre allocation, réduire vos risques et optimiser vos rendements. C’est particulierement vrai en 2026, un année caractérisée par une instabilité géopolitique et une incertitude macroéconomique persistantes.

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Patrick Jenvrin

CIO - Openstone