Actualités
>
Investissement
>

CFO en phase de croissance : que faire de sa trésorerie d'entreprise ?

Une entreprise en croissance ne peut pas laisser sa trésorerie dormir sur ses comptes.

La trésorerie doit rester disponible pour financer l’exploitation, absorber les décalages de paiement et soutenir les projets.

Lorsqu’une poche de trésorerie n’a pas vocation à être mobilisée à court terme, la laisser inactive crée un coût d’opportunité.

Dans un environnement où les taux retrouvent du poids dans les décisions financières, les directions financières sont davantage attendues sur la création de valeur.

Dans ce contexte, investir la trésorerie de son entreprise, en tant que CFO ou DAF, devient un véritable levier de pilotage.

L’objectif est de répartir la trésorerie de façon cohérente, lisible et adaptée aux besoins de l’entreprise.

Les points à retenir :

  • Une trésorerie excédentaire non allouée perd en efficacité financière
  • La qualité d’une allocation repose d’abord sur l’horizon réel de liquidité
  • La dette privée peut compléter utilement les placements plus classiques dans une logique de rendement net maîtrisé

Pourquoi optimiser sa trésorerie excédentaire est devenu stratégique pour les DAF ?

Une trésorerie excédentaire ne doit plus être considérée comme une simple réserve de sécurité.

En phase de croissance, elle devient un levier direct de performance financière et un outil de pilotage à part entière.

  • Érosion monétaire
    Une trésorerie non investie perd de la valeur dans le temps. Même avec une inflation modérée, l’impact devient significatif sur des montants élevés. Conserver des liquidités sans allocation revient à accepter une perte progressive de pouvoir d’achat.
  • Coût d’opportunité
    Chaque euro disponible doit avoir une fonction claire. S’il n’est pas mobilisé à court terme, il peut être alloué à des solutions générant du rendement. Ne pas arbitrer revient à réduire mécaniquement la rentabilité globale de l’entreprise.
  • Évolution du rôle du DAF
    La gestion de trésorerie ne se limite plus à sécuriser les flux. Vous pilotez désormais l’allocation du capital avec une logique d’efficacité. La trésorerie devient un levier dans la stratégie financière.
  • Pression sur la performance
    Les dirigeants et les actionnaires attendent une utilisation optimisée des ressources disponibles. Une trésorerie importante non structurée peut être perçue comme un manque de pilotage et de discipline financière.
  • Équilibre entre liquidité et rendement
    Optimiser ne signifie pas immobiliser. Il faut trouver le bon équilibre entre disponibilité des fonds et performance, selon les besoins opérationnels et la visibilité sur l’activité.

Optimiser sa trésorerie impose de distinguer ce qui doit rester disponible de ce qui peut être investi sans fragiliser l’entreprise.

Sur quels critères devez-vous vous reposer pour choisir vos placements de trésorerie ?

Choisir un placement de trésorerie ne consiste pas à comparer des taux. Il s’agit de construire une allocation cohérente avec la réalité opérationnelle de votre entreprise.

  • Liquidité
    C’est le point de départ. Toute trésorerie n’a pas le même horizon. Une partie doit rester immédiatement disponible pour l’exploitation, une autre peut être immobilisée plusieurs mois. Sans cette segmentation, les décisions d’allocation manquent de précision.
  • Sécurité du capital
    Le niveau de risque acceptable dépend directement de votre situation. Une entreprise en forte croissance privilégiera la flexibilité, tandis qu’une structure plus stable pourra accepter une immobilisation plus longue. Le bon arbitrage dépend de votre capacité à absorber financièrement un imprévu.
  • Rendement net
    Comparer des performances brutes n’est pas suffisant. Vous devez intégrer les frais, la fiscalité et la structure du produit. Un placement attractif en apparence peut perdre une partie de son intérêt une fois analysé en net.
  • Horizon d’investissement
    Un placement cohérent est un placement aligné avec votre visibilité financière. Bloquer des fonds trop longtemps peut créer des tensions financières, alors qu’un horizon bien calibré permet d’optimiser sans contrainte.
  • Simplicité de gestion
    Une solution complexe peut mobiliser inutilement vos équipes. Le temps passé, la qualité du reporting et la facilité de suivi doivent être intégrés dans votre décision.
  • Contraintes internes et réglementaires
    Votre politique financière, vos statuts ou vos obligations de gouvernance peuvent limiter certains choix. Une allocation efficace doit être compatible avec ces contraintes dès le départ. Pensez à vérifier en amont.

Le bon arbitrage dépend de trois éléments : vos besoins de liquidité, votre niveau de risque et votre horizon d’investissement.

Quelles sont les principales solutions d'investissement pour la trésorerie d'entreprise ?

Les solutions de placement ne s’opposent pas pour l'investissement de sa trésorerie d'entreprise. Elles se combinent selon vos besoins de liquidité et votre horizon d’investissement.

Chaque support a un rôle précis dans l’allocation.

  • Les placements bancaires sécurisent le court terme.
  • Les OPCVM monétaires permettent d’optimiser la trésorerie immédiatement disponible.
  • Les fonds obligataires apportent un rendement intermédiaire avec une volatilité maîtrisée.
  • La dette privée complète l’allocation sur les horizons plus longs, avec un objectif de performance plus élevé.

Répartir la trésorerie entre plusieurs supports permet d’éviter un biais classique : concentrer les montants sur une seule solution, au détriment de la flexibilité ou du rendement.

Solution Horizon Liquidité Niveau de rendement Usage
Placements bancaires Court terme Élevée Faible Trésorerie opérationnelle
OPCVM monétaires Très court terme Très élevée Modéré Optimisation court terme
Fonds obligataires Moyen terme Moyenne Modéré à soutenu Trésorerie intermédiaire
Dette privée Moyen / long terme Inexistante avant échéance sauf via Openstone Soutenu Excédent de trésorerie

Cette lecture permet d’identifier rapidement le rôle de chaque solution dans votre allocation.
Vous ne choisissez pas un produit. Vous construisez un équilibre entre disponibilité des fonds et niveau de performance attendu.

La dette privée : l'alternative performante pour optimiser sa trésorerie

La dette privée s’impose comme une solution pertinente pour les CFO et DAF qui cherchent à améliorer le rendement de leur trésorerie tout en mitigeant les variations des marchés cotés.

Le mécanisme est direct : vous financez des entreprises en dehors du circuit bancaire traditionnel, en échange d’un taux d’intérêt défini à l’avance. Cette structuration permet de bénéficier de flux réguliers et prévisibles, avec une visibilité adaptée au pilotage de la trésorerie.

Les rendements observés se situent généralement entre 5 % et 8 % nets selon les stratégies, ce qui positionne la dette privée comme une alternative intermédiaire entre sécurité et performance.

Ses principaux avantages :

  • Flux réguliers et prévisibles (intérêts), facilitant le pilotage de trésorerie
  • Rendement supérieur aux solutions bancaires classiques
  • Diversification sur plusieurs entreprises et secteurs
  • Visibilité sur les revenus, grâce à des financements contractuels
  • Accès à des opportunités non cotées, habituellement réservées aux institutionnels

Le placement en dette privée reste une solution adaptée à horizon moyen terme.
Elle s’adresse donc à la part de trésorerie qui n’a pas vocation à être mobilisée à court terme, mais qui peut être optimisée sur plusieurs mois ou années.

L’accès à ces solutions s’est structuré ces dernières années.
Des plateformes comme Openstone permettent aujourd’hui d’investir dans des fonds de qualité institutionnelle dès 30 000€ sous conditions ou 100 000€ avec un cadre lisible, un suivi digitalisé et un reporting régulier adapté aux exigences des directions financières.

Les placements bancaires traditionnels : sécurisés, mais rendements limités

Les placements bancaires restent la base de la gestion de trésorerie. Ils offrent sécurité et disponibilité immédiate des fonds.

Les principales solutions :

  • Comptes à terme (CAT) : rendement connu à l’avance, généralement compris entre 3,4 % et 3,9 %, avec une immobilisation sur une durée définie
  • Livrets d’épargne entreprise : liquidité immédiate, mais rendement limité
  • Certificats de dépôt négociables : adaptés aux montants plus importants, avec une structuration plus financière

Ces supports remplissent un rôle précis : sécuriser la trésorerie court terme et garantir la flexibilité.

Leur limite est claire.
Ils permettent de protéger le capital, mais ils optimisent peu la performance globale dès lors que la trésorerie devient significative.

Ils restent donc adaptés à la poche de trésorerie qui doit rester disponible rapidement, mais moins pertinents pour un excédent structurel.

Les OPCVM monétaires et obligataires : la flexibilité avant tout

Les OPCVM constituent une solution intermédiaire entre les placements bancaires et les supports plus performants. Ils permettent d’améliorer le rendement tout en conservant une certaine souplesse.

Les principales catégories :

  • OPCVM monétaires : liquidité quotidienne, rendement proche des taux courts
  • Fonds obligataires court terme : rendement supérieur, avec une volatilité maîtrisée si l’horizon est respecté
  • ETF obligataires : diversification instantanée, avec des frais généralement compétitifs

Ces solutions sont particulièrement adaptées pour structurer la trésorerie intermédiaire, entre disponibilité immédiate et horizon de plusieurs mois.

Elles permettent d’aller chercher du rendement supplémentaire sans rigidifier l’allocation, à condition de rester cohérent avec son horizon d’investissement.

Elles trouvent surtout leur place entre la trésorerie immédiatement mobilisable et la poche investie sur un horizon plus long.

Comment bien structurer son allocation de trésorerie ?

Une bonne gestion de trésorerie ne repose pas sur un produit.
Elle repose sur une allocation structurée, alignée avec les besoins réels de l’entreprise.

Pour structurer l’allocation, il faut raisonner par étapes.

1. Cartographier vos besoins de liquidité
Vous devez distinguer précisément les différents horizons :

  • Court terme : besoins opérationnels immédiats (salaires, charges, fournisseurs)
  • Moyen terme : dépenses identifiées avec une visibilité partielle
  • Long terme : excédent de trésorerie non mobilisé à court terme

Cette segmentation est essentielle. Elle évite de traiter toute la trésorerie comme un bloc homogène.

2. Définir une politique d’investissement claire
Fixez des règles simples :

  • seuil minimum de trésorerie disponible
  • part maximale immobilisable
  • types de supports autorisés

L’objectif est de sécuriser les décisions et d’éviter les arbitrages opportunistes.

3. Construire une allocation équilibrée
Une répartition simple permet déjà d’optimiser efficacement :

  • 40 % en supports court terme (liquidité maximale)
  • 40 % en solutions intermédiaires (rendement modéré)
  • 20 % en supports plus performants (comme la dette privée)

Cette structure permet de combiner sécurité, flexibilité et performance.

4. Mettre en place un suivi régulier
Une allocation de trésorerie n’est pas figée.

  • Suivi de la performance
  • Ajustement des allocations
  • Révision en fonction de l’activité

Un reporting clair permet de garder une vision précise et d’arbitrer rapidement si nécessaire.

Y a-t-il des pièges à éviter dans la gestion de trésorerie ?

Certaines erreurs de gestion de trésorerie reviennent souvent et pénalisent directement la performance.

  • Sous-estimer les besoins de liquidité
    Une allocation trop agressive peut créer des tensions dès qu’un décalage de trésorerie apparaît. La priorité reste de sécuriser l’exploitation.
  • Se limiter aux solutions de sa banque principale
    Les offres bancaires sont adaptées au court terme, mais rarement optimisées pour le rendement. Comparer les alternatives permet d’élargir les possibilités.
  • Raisonner en rendement brut
    Un taux attractif peut masquer des frais ou une fiscalité défavorable. L’analyse doit toujours se faire en rendement net.
  • Manquer de diversification
    Concentrer la trésorerie sur un seul support augmente le risque global. Une allocation équilibrée réduit cette dépendance.
  • Ne pas réviser sa stratégie
    Une entreprise en croissance évolue rapidement. La gestion de trésorerie doit suivre cette dynamique pour rester pertinente.

Une trésorerie mal pilotée ne sécurise pas l’entreprise. Elle freine sa performance.

Quel montant minimum pour investir dans la dette privée ?

Le ticket d’entrée varie selon le type de fonds, le niveau de diversification recherché et le canal de distribution utilisé.

Certaines solutions institutionnelles nécessitent plusieurs centaines de milliers d’euros, tandis que des structures plus accessibles permettent désormais d’investir dès 30 000 € sous conditions ou 100 000 € via Openstone Prime.

Quelle est la fiscalité des revenus de placements de trésorerie d'entreprise ?

Les revenus issus des placements de trésorerie sont généralement intégrés au résultat imposable de l’entreprise et soumis à l’impôt sur les sociétés.

L’analyse doit être réalisée en rendement net après fiscalité, en tenant compte des frais, de la nature du support et de la durée de détention.

Peut-on récupérer rapidement ses fonds investis en dette privée ?

La dette privée reste un placement à horizon moyen terme avec une liquidité plus limitée que les solutions bancaires traditionnelles.

Certains véhicules proposent des fenêtres de sortie périodiques, mais ces mécanismes restent encadrés et ne garantissent pas une disponibilité immédiate du capital.

Comment justifier auprès des actionnaires un investissement en dette privée ?

La dette privée peut s’intégrer dans une stratégie structurée de gestion de trésorerie visant à améliorer le rendement global des liquidités excédentaires.

Elle permet de diversifier les placements de l’entreprise, de renforcer la visibilité sur les flux futurs et d’inscrire la gestion financière dans une logique plus active et patrimoniale.

Ressources complémentaires :

placement de trésorerie pour une startup

placement de trésorerie pour une PME ou une ETI

placement de trésorerie pour une holding familiale

placement de trésorerie pour un CFO ou un DAF

placement de trésorerie avant une acquisition ou un projet

stratégie patrimoniale et optimisation pour une ETI

Découvrez Openstone

Accédez aux meilleurs fonds immobiliers mondiaux, jusqu'ici réservés aux institutionnels.

Discuter avec un conseiller

Patrick Jenvrin

CIO - Openstone